Texte à méditer :  Le Togo, notre Bien commun à tous !   
Nouvelles


CMDT Actu-hebdo ( du 21 au 28 avril 2013 ) - par Fabbi le 29/04/2013 @ 23:55

L’actualité cette semaine reste dominer par la mort du jeune Anselme Sinandaré froidement abattu par les forces de l’ordre la semaine dernière. Ses obsèques qui se sont déroulées cette semaine à Dapaong ont été largement commentées par l’ensemble de la presse, notamment la presse en ligne. La célébration du 53èm anniversaire de l’indépendance du Togo reste un autre sujet phare de l’actualité avec le discours de Faure Gnassingbé diversement apprécié par l’opinion. Bonne lecture

A la mémoire de SINANDARE Gouyano Anselme et des autres enfants martyrs, victimes du régime Gnassingbé. Le sang des enfants, c’est le titre d’une réflexion signée de Monsieur Agbota Zinsou qu’on peut lire sur le site togocity.com. « Le sang de vie liant Dieu et les hommes, plus encore, le sang des enfants, lien entre les morts et les vivants, entre le passé et l’avenir ? Saliraient-ils le sanctuaire, ceux qui célèbrent l’eucharistie, la sainte cène, soulèvent la coupe du sang de l’Homme vers le ciel, vers les valeurs auxquelles aspirent les sociétés humaines, vers Dieu ? En tout cas, le bruit des chapelets blasphémateurs ou plutôt des chaînes n’étouffera pas à jamais la voix du sang, la voix d’Abel qui crie : « Que faites-vous du sang des enfants ? ». En somme, une litanie d’interrogations pour interpeller la conscience de ceux qui ont la charge de ce peuple qu’on tue comme de vulgaires chiens.

Le jeune Anselme Sinandaré élève de 12 ans tué par balle le 15 avril dernier à Dapaong (environ 650 km au nord de Lomé) lors d’une manifestation des élèves pour soutenir leurs enseignants qui étaient en grève, par les policiers de Faure Gnassingbé. Ses obsèques ont eu lieu dans une grande tristesse.

Messe ce jeudi à Lomé pour le repos de l’âme d’Anselme Gouyano Sinadaré, inhumé à Dapaong, écrit notre confrère l’agence Savoir News qui rappelle également qu’ une messe a été dite ce jeudi à l’Eglise catholique Saint Antoine de Padoue de Hanoukopé à Lomé pour le repos de l’âme d’Anselme Gouyano Sinadaré. Messe à laquelle les responsables de la synergie des travailleurs du Togo ont assisté de même que des responsables politiques de l’opposition.

Sur le même sujet Togoportail relève, Le jeune Anselme Gouyano SINANDARE conduit en sa dernière demeure ce jeudi à Dapaong. Notre confrère ne manque pas de décrire l’ambiance de tristesse qui a régné au cours de cet évènement malheureux. « de l’émotion et la désolation étaient au rendez vous, telle la tristesse était visiblement manifeste au sein de la grande foule composée de parents, d’amis, des enseignants, de camarades élèves et d’autres personnes, tous venus rendre un dernier hommage au jeune élève de 12 ans fauché par la mort brutale lors de la manifestation des élèves de Dapaong le 15 avril dernier ».

L’autre grande actualité reste les 53 ans d’indépendance du Togo, célébrée comme toujours dans la division. A chacun son 27 avril. Le pouvoir de son côté, l’opposition de l’autre, sans oublié le 27 avril célébré par Gilchrist Olympio et son parti l’UFC. Les différents titres sur la toile sont édifiants à cet effet.

53ème anniversaire/Indépendance: Des partisans du FRAC et du CST encore dans les rues de Lomé ce samedi, rappelle Savoir News. Fête du 27 avril 2013 : Diverses activités dont le recueillement, un grand défilé militaire et civil et des réjouissances populaires au menu. Souligne pour sa part Plume Libre.

Mais la majorité des presses n’ont pas manqué d’analyser, de commenter et de décrypter le discours de Faure Gnassingbé à cette occasion.

« Encore une sortie ratée de Faure Gnassingbé », soutien notre confrère Togoinfos.com qui n’a pas manqué de  fustiger le Chef de l’Etat togolais. « C’est un chef d’Etat manifestement épuisé, l’air complément absent, que les togolais ont vu ce vendredi soir, devant leurs petits écrans sur la télévision nationale (TVT) livrant son traditionnel discours à la veille de la célébration de la fête de l’indépendance. Oui, 53 ans dans la vie d’une nation, d’un peuple, c’est grand, car c’est l’âge de la maturité et de la sagesse. Et le volume du discours, l’un des plus longs du locataire du palais de la Marina, 25minutes, en dit long sur son engagement et sa détermination à donner un rayonnement à cette fête nationale qui, bon gré mal gré, ne suscite pas grand intérêt auprès des togolais. Alors, sur la forme comme sur le fond, pas de grandes annonces ! Les bruits qui avaient circulé ces derniers jours que son demi-frère Kpatcha Gnassingbé devrait recouvrer sa liberté ont été tout simplement hormis de cette longue péroraison faite de vœux pieux et d’engagement de pacotilles. L’hommage rendu aux pères de l’indépendance, surtout au premier président du Togo, Sylvanus  Olympio, assassiné trois ans seulement après sa prise de pouvoir et la sagesse dont il a fait l’apologie n’apportent rien de convainquant à ce message long, creux, vide, ennuyeux aux yeux de la plupart des togolais qui sont plutôt restés sur leur soif ».

Même son de cloche auprès des confrères de Togo-online.co.uk  qui épingle le numéro 1 togolais à travers ce titre, Togo, 27 avril 2013, discours traditionnel d’un chef d’état complètement égaré. Décryptage. Avant de poursuivre, « Faure Gnassingbé, chef de l’état du Togo par la force des choses, s’est de nouveau sacrifié à la tradition des discours à l’occasion de la célébration du 53em anniversaire de l’accession du pays à la souveraineté internationale.  Une indépendance arrachée de hautes luttes par les pères de « l’Ablodé » dont Sylvanus  Olympio  est et restera  le métronome et donc le père de la nation et de l’indépendance du Togo, en dépit de toutes les gymnastiques du père et du fils pour falsifier l’histoire de toute une nation avec malheureusement la complicité de certains  intellectuels businessmen et des prélats véreux. Depuis son arrivée au pouvoir dans des conditions rocambolesques, notamment dans un torrent de sang de milliers de togolais, Faure Gnassingbé le plus silencieux et muets des chefs d’états, puisqu’il ne fait que deux discours l’an, le 27 avril et le 31 décembre, s’est abonné aux discours creux avec des vœux pieux et des promesses non tenues.

 Ce 26 avril 2013, comme le veut la tradition,  après avoir allumé la flamme du monument de l’indépendance, Gnassingbé 2 s’est fendu d’un discours aux antipodes des réalités que vivent les togolais, à savoir une misère indescriptible où des milliers de citoyens peinent à s’offrir un repas le jour.  Les togolais en huit (08) ans d’exercice du pouvoir par le prince du Togo sont déjà habitués à ses prêchi prêchas et n’attendaient absolument rien de ce discours. Et pour une fois ils ne sont pas déçus. Rien à se mettre sous la dent car avec Faure Gnassingbé c’est du réchauffé ».

Un mot sur l’affaire des incendies avec cette révélation de koaci.com.

Un Israélien pour brouiller la piste dans l’affaire des incendies. Pour le confrère, « Sur la nature du liquide utilisé, les experts français également soulignent qu’il s’agit d’un produit de type « kérosène » alors que l’expert israélien indique avoir constaté des vapeurs de benzène/essence. On se rappelle par ailleurs qu’au lendemain des incendies, une perquisition au siège de l’ANC de Jean-Pierre Fabre a abouti à la découverte de cocktails Molotov. Mais aucun des deux rapports n’a évoqué la présence de taisons de bouteilles dans leur rapport. Quant au Kérosène, il s’agit d’un produit hautement inflammable et rare, qui n’est pas accessible à tous. Mieux, le nom d’un responsable d’une structure aéroportuaire est évoqué dans les indiscrétions comme étant de l’équipe qui a commandité les incendies dans le but de décapiter l’opposition. Une hypothèse qui a accru la curiosité des togolais en général et principalement des responsables de l’opposition sur le contenu du rapport des deux experts français. Avant de conclure, « les Togolais sont désormais de plus en plus nombreux à croire que les auteurs et commanditaires de ces incendies sont dans les rangs du parti au pouvoir ».

Terminons ce petit tour hebdomadaire de l’actualité avec ce fait divers de koaci. Com, Des villageois hantés par un crocodile. Voici un petit résumé de l’histoire tel qu’écrit par notre confrère.

« A environ 60 km au nord-ouest d Lomé, pas d’eau potable pour les populations.  A ce manque vient s’ajouter depuis une semaine pour les populations de Koudassi, une hantise par rapport au sort d’un crocodile blessé dans le barrage où elles se servent.  Dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 avril, deux éléments des forces de l’ordre ont pris l’initiative d’abattre un crocodile dans la village de Koudassi. Naviguant depuis des années dans le barrage où se procurent en eau les populations, le crocodile atteint par une demi-dizaine de balles réelles, s’est élevé au-dessus de l’eau se tordant de douleur, avant de disparaitre dans l’eau. Depuis, c’est le désarroi au sein des populations. Selon un habitant du village, le préfet de l’Avé et le Commandant de la Brigade de gendarmerie de Kévé alertés ont fait le déplacement au village. A leur arrivée, après avoir écouté les villageois, ils ont amené avec eux, les deux éléments des forces de sécurité qui avaient déclaré être en mission pour abattre le crocodile. Mais contacté par koaci.com, le Commandant de la Brigade de gendarmerie a indiqué qu’il s’agit là d’ « allégations » fallacieuses. Le gendarme a donné l’impression de ne rien savoir de cette affaire.

Le préfet de son côté a refusé de se prononcer sur la véracité ou non de l’information, exigeant du journaliste de faire le déplacement pour plus « amples informations ».

Depuis, toutes les battues organisées par les habitants pour retrouver le crocodile mort ou blessé, n’ont abouti à aucun résultat. Du coup, les populations n’arrivent plus à s’abreuver à la source du barrage, par peur de la bile du crocodile, réputée très venimeuse, ou de se retrouver face à la furie de la fauve blessée ».

Bon courage à ces villageois et vivement que le crocodile soit retrouvé.

Bon dimanche à tous, bonne fête de l’indépendance.


CMDT Actu-hebdo ( du 15 au 21 avril 2013 ) - par Fabbi le 22/04/2013 @ 09:59

Les décès tragiques des jeunes Sinandaré Anselme et Douti sinaleng, assassinés par les forces de sécurité lors de manifestations pacifiques à Dapaong sont les sujets phares de la presse à papier cette semaine au Togo.
La libération de Bertin Agba, le report de l’arrêt de la cour de justice de la CEDEAO dans le dossier Kpatcha Gnassingbé et les négociations entre gouvernement et la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) sont les autres actualités commentées par les confrères.

Bonne lecture.


Bavure policière à Dapaong après Sinandaré Anselme, Douti Sinanleng succombe aux bastonnades des forces de l’ordre. Met en manchette le canard indépendant. Le journal ne manque pas de poser le problème de l’impunité qui mine le Togo en  affirmant que dans ces genres de situations les vrais coupables sont libres plus que le vent et circulent tranquillement. C’est comme une chaîne, ils seront encore prêts si l’occasion se présente à faire la même chose et être toujours à l’abri sans être inquiété. Canard indépendant suggère dans le même article, que pour cette fois-ci, pour une fois dans l’histoire des enquêtes criminelles au Togo qu’on nous présente les vrais coupables pour au moins apaiser les cœurs. Mais au Togo il faut le voir avant de le croire.
Dans le même registre, liberté quotidien  épingle le pouvoir de Faure Gnassingbé en ces termes, tensions politique et sociale au Togo, suffisance, commérage, Ahumey-Zunu fait du Ahumey sur RFI, contradiction flagrante au sein de l’exécutif après la mort de l’élève Anselme Sinandaré, le gouvernement évoque des tirs de sommation alors que le Premier Ministre parle de bavure. Le quotidien liberté souligne que tout au long de l’interview, le locataire de la primature est resté sur la défensive en réfutant les évidences, avant de conclure, que le Premier Ministre a été commère comme les dames dans les sketchs ivoiriens , parfois à la limite de l’incivilité rappelant fort bien son dernier passage sur Africa n°1 et l’entretien accordé au confrère Francis Laloupo . En lieu et place d’une interview, c’est plutôt un débat contradictoire que son Excellence Monsieur le Premier Ministre a fait à Christophe  Boibouvier. Et pour qui connait Ahumey-zunu, rien d’étonnant.

La libération de l’homme d’affaire togolais, Bertin Agba après celle de Pascal Bodjona.
Après la cour suprême, Monsieur Bertin Agba  libéré par Faure écrit la dépêche numéro 670 du 17 avril 2013. Pour notre confrère, Sow Bertin Agba restera le prisonnier célèbre pour avoir été libéré deux fois. La dépêche  espère également que Faure ne peut pas s’arrêter en si bon chemin, qu’il finira par libérer le député Kpatcha Gnassingbé et ses Co détenus, sans oublier les détenus dans l’affaire des incendies. Car pour l’hebdomadaire, il y va de la paix sociale qui devient de plus en plus intenable avec le front social  qui ne cesse de gronder.

Sur le fameux dossier Kpatcha Gnassingbé,  l’alternative annonce que la cour de justice de la CEDEAO renvoie le délibéré au 14 mai prochain. Le bi hebdomadaire révèle que le pouvoir togolais qui redoute un cinglant camouflet dans cette affaire, multiplie les manœuvres pour faire croire aux autorités de la cour de justice que la question pourrait être réglée à Lomé avec une libération du reste des détenus dont Kpatcha Gnassingbé. Alors même que pour les avocats du député de la Kozah, les incessants reports du délibéré constituent un scandale pour une cour diversement appréciée qui joue sa crédibilité dans ce dossier.
Liberté sur le même dossier met les pieds dans les plats, en titrant, l’affaire Kpatcha, la cour et l’argent de la honte, le verdict renvoyé pour la énième fois au 14 mai 2013 . Il conclut  son article en s’interrogeant en ces termes : « la haute cour de justice de la CEDEAO sera-t-elle à la hauteur ? Pourra - t- elle sauver son propre honneur en disant le droit et non celui qui a poussé des togolais exaspérés à venir à elle » ? Tout le monde attend un délibéré non argenté, clair et sans ambigüité. Pas celui qui a foutu le bordel dans l’affaire d’exclusion des neuf députés ANC.

Sur le même ton, canard indépendant s’interroge,  Kpatcha Gnassingbé  une patate chaude pour la cour de la CEDEAO ? Comme son confrère de l’alternative, canard indépendant affirme que les indiscrétions disent que le pouvoir de Lomé convaincu de perdre la partie, aurait demandé du temps pour lui-même pour trouver un compromis avec Kpatcha Gnassingbé.

L’actualité c’est aussi les discussions ouvertes entre la Synergie des Travailleurs du Togo et le gouvernement.
Sur le sujet,  L’alternative écrit, les coulisses d’une négociation et d’une reculade du pouvoir, la  synergie tient avant tout à sa plateforme revendicative en huit (08) points, le canard indépendant affirme à cet effet que la coordination reste inflexible sur sa plate forme. Sur le mouvement de la synergie, la dépêche dans une réflexion rappelle, le peuple qui mange à sa faim ne se soulève pas contre ses dirigeants.

Bouclons cette revue hebdomadaire avec le magazine de la bonne humeur pipo, qui se rappelle de l’an un du Collectif Sauvons le Togo (CST) et du parti Union pour la République (UNIR) de Faure Gnassingbé à travers ce titre. Anniversaires a croisés CST-UNIR poisson ou poison d’avril ?

A chacun son commentaire.
Excellente fin de semaine.

CMDT Actu-hebdo ( du 08 au 14 avril 2013 ) - par Fabbi le 22/04/2013 @ 09:51

La libération inattendue du ministre Pascal Bodjona, la grève de soixante douze (72) heures de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) et ses conséquences avec les manifestations de rues des élèves sans oublier les prochaines élections législatives sont les actualités phares de cette semaine finissante largement commentées par la presse écrite togolaise. Bonne lecture.

Pascal Bodjona libéré
Le ministre Pascal Bodjona libéré, titre l’hebdomadaire la Dépêche dans son numéro 669 du 10 avril 2013, pour attester du caractère inattendu de cette libération, le confrère précise que ce n’est ni un canular, ni un poisson d’avril mais une information vraie, avant de préciser que la fameuse affaire d’escroquerie vient de connaitre un retentissant rebondissement.
Affaire d’escroquerie, les dessous de la libération de Pascal Akoussoulèlou Bodjona, met en manchette le bi- hebdomadaire  l’Alternative. Le caractère de libération inattendue est également visible dans ce journal qui affirme que Faure Gnassingbé comptait maintenir en prison son ancien directeur de cabinet jusqu’à l’organisation des élections législatives. L’Alternative croit savoir qu’après la libération de Loïc le Floch Prigent, la détention du ministre grand format devenait de plus en plus arbitraire et il fallait trouver un arrangement  pour sauver la face. Ce qui consistait à ce que le ministre demanda une liberté provisoire sous caution. Une démarche qui entraîne automatiquement l’annulation de la seconde plainte fantôme, mais le maintien de la première dans laquelle il sera considéré comme inculpé. Naturellement, Pascal Bodjona, un homme très futé détecte le piège  et repousse le deal. L’Alternative de préciser que pour Bodjona, il n’était pas question de sortir sous caution et de reconnaitre la moindre responsabilité dans cette affaire d’escroquerie. Après quelques semaines les dealeurs reviennent avec une nouvelle proposition, une liberté provisoire sans payement de centime. Affaire conclue, Bodjona recouvre la liberté. Relève notre confrère.
Sur le même sujet, Liberté quotidien, révèle,  la libération de pascal Bodjona, l’accueil réservé à l‘ancien ministre par ses sympathisants fait couler de la bile dans les rangs de ses détracteurs. Des manœuvres en cours pour le coincer à nouveau. Au cœur des manouvres, le Procureur Général Idrissou Garba soutenu par certains conseillers de Faure Gnassingbé pour l’inculper de nouveau.
Le tri- hebdomadaire le Correcteur quant à lui met à la une, Bodjona libéré, s’adresse à Faure. « Rien ne peut sauver ce pays que le dialogue. Que le chef de l’Etat s’élève pour réunir tous les togolais », reprenant ainsi les propos du ministre grand format.

Les élèves s’invitent dans la nouvelle grève sèche lancée par la STT.
Autre sujet phare de l’actualité, la grève de soixante douze heures des travailleurs et ses conséquences plutôt lourdes dans les secteurs de la santé et surtout de l’éducation.
Grève de soixante douze (72) heures dans la fonction publique, des élèves ont manifesté pour dénoncer le mutisme du gouvernement, silence surréaliste du pouvoir vis à vis des revendications des travailleurs, une course aveugle vers les élections qui traduit le mépris du gouvernement envers les citoyens.  Gros titre  à lire dans le Correcteur livraison 426 du 11 avril 213. Le tri hebdo, rappelle que des regroupements d’élèves ont été constatés à plusieurs carrefours de Lomé et même devant le ministère des enseignements primaire, secondaire et de l’alphabétisation. Les élèves ainsi regroupés ont crié et poussé des cris de détresse pour réclamer les cours. A l’intérieur du pays, on signale aussi des mouvements spontanés d’élèves réclamant la reprise des cours dans certaines villes comme Dapaong, Sokodé. A certains endroits, le climat était assez surchauffé avec ces élèves innocents qui scandaient à haute voix des slogans exprimant leur colère face au laxisme et à la démission de ce gouvernement face aux réelles préoccupations de leurs enseignants. « Sauvons nos cours », « nous voulons nos cours », « assez  les grèves », « payez les profs pour qu’ils nous fassent les cours »… sont entre autres slogans que scandaient les élèves peut-on lire dans le Correcteur.
Des élèves encore plus mobilisés dans les rues renchérit Liberté, qui fustige le gouvernement en ces termes : « cette mobilisation de masse n’a pas suffi au gouvernement pour qu’il prenne conscience des enjeux véritables et résolve la crise. Au lieu de voir la vérité en face et d’y apporter les solutions idoines, fidèle  à ses habitudes, le gouvernement s’est encore laissé aller à la politique de faux fuyant ». Dans un communiqué laconique, il estime que « ces manifestations seraient orchestrées par certains groupes d’enseignants qui inciteraient les élèves à sortir dans la rue pour les soutenir dans leurs revendications ». Affirmer pareille idée est une offense grave  l’intelligence des élèves, relève de demain, conclu le quotidien.
Front social en ébullition des élèves déterminés à se faire entendre soutien l’Alternative.

Election législative : Madame Kpatcha Gnassingbé candidate dans la Kozah ; ouverture des opérations de recensement dans la zone 2

Parlons d’élections législatives, un des sujets présents dans la presse papier au Togo cette semaine.
Législatives 2013, madame kpatcha Gnassingbé candidate dans la Kozah, annonce la Dépêche, le journal souhaite que mimi Gnassingbé aille jusqu’au bout de sa décision pour « laver l’affront de son mari car ajoute  notre confrère, en pays Kabyè on est reconnaissant aux femmes qui restent fidèles à leurs maris dans les épreuves ». Concernant les fraudes en perspectives le journal précise que l’opération de recensement est bien ouverte à tous les âges et à toutes les nationalités. L’indépendant express sur le sujet électoral, fait une enquête sur les candidats du parti au pouvoir qu’il qualifie de candidats de la croix et de la bannière. Avec un zoom sur Monsieur Meba Germain Directeur Général de CIB INTA, de Monsieur Kodjo Adedje, Directeur Général de la douane et madame Ingrid Awadé Directrice Générale des impôts. L’indépendant express nous informe « qu’il faut un véritable parcours de combattant pour répondre aux critères de choix imposés par Faure Gnassingbé. Critères qui suscitent méfiance, grincements de dents et découragement. Une machine mal huilée qui force la main à des redevables du système, des propositions pour combler des trous, des candidatures légères, des célèbres inconnus seront dans la course aux prochaines élections législatives. Des barons sont mis à contribution, bon gré mal gré, une allure qui ne rassure pas. Avec la procédure de candidature, tous les observateurs pensent que si élections transparentes il y a, le parti au pouvoir sera encore une fois battu, et ne pourra s’en sortir gagnant que par la force de la fraude », épingle le journal.

Le brulot d’Agbeyomé Kodjo à Faure Gnassingbé

Autre sujet qui ne fait pas forcément la une, la lettre ouverte d’Agbéyomé Kodjo à Faure Gnassingbé.
Une lettre reprise par la plupart des parutions dans laquelle le Président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS) dit en substance, « vous avez le devoir de prendre toute la mesure de la  gravité de la situation socio politique qui prévaut, de rechercher toutes initiatives appropriées tendant à apaiser les crispations, rassembler la nation et restaurer la confiance… »

La chanteuse togolaise, Monia Tchangai, gravement malade
Terminons cette revue hebdomadaire avec  le magazine Sika tout en caricature avec en une, pardon au secours, mensonge a tout gâté chez nous, rappelant ainsi que la République est gérée en tordant le cou à la vérité. Sika ne manque pas cependant de revenir sur l’état de santé préoccupant de l’artiste de la chanson Monia Tchangai, qui dans une interview exclusive et révoltante confie, « c’est juste quinze mille (15.000) FCFA que j’ai pu recevoir du Bureau Togolais des Droits d’Auteurs (BUTODRA), aujourd’hui, je souffre amèrement et sans vous mentir, c’est à peine si je mange faute de moyens ».

Ainsi va le Togo !
Bon dimanche à toutes et à tous.

CMDT Actu-hebdo ( du 01 au 07 avril 2013 ) - par Fabbi le 13/04/2013 @ 13:05

Une nouvelle semaine qui s’achève avec une actualité riche mais toujours triste en ce qui concerne le Togo. Ce petit pays traîne au quotidien ses tares avec  la grève de quarante huit (48) heures  des travailleurs qui a connu un franc succès, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui poursuit son processus électoral bâclé et truqué en amont, des journalistes qui restent la cible des tueurs à gage du régime avec une nouvelle agression sur le photo- reporter Frédo Attipou sans oublié le lancement  dans la foulée de l’association « journalistes engagés ». Entre autres sujets qu’on peut lire dans la presse électronique cette semaine.

Bonne lecture.

Grève générale de 48heures des travailleurs du Togo : une franche réussite

« Malgré des manœuvres de diversion déployées par le pouvoir, le mot d’ordre de grève de 48 lancé par la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) a été une réussite à Lomé comme à l’intérieur du pays. En particulier les travailleurs des secteurs de l’éducation et de la santé, ont largement suivi le mouvement ». Ecrit  notre confrère en ligne koaci.com avant de préciser, « Les intimidations des inspecteurs eux-mêmes sous la pression du ministre Esso Solitoki de l’Enseignement, n’y ont rien fait. Sur l’ensemble du territoire, la grève a été suivie à plus de 98%.  Dans des centres de santé publics, la situation est identique. Et le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Sylvanus Olympio est fortement touché par ce mouvement de grève. Plusieurs bureaux sont restés fermés le jeudi tout comme ce vendredi en milieu de matinée. La morgue du Centre est également fermée ». Il faut souligner que les centrales syndicales à la solde du régime ont appelé au boycott de la grève. La synergie des travailleurs qui a lancé le mot d’ordre a huit revendications, allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et travail des fonctionnaires togolais.
Sur le même sujet, togoinfos.com relève le dilatoire dont a fait montre le pouvoir pour éviter la tenue effective de ce mouvement. « A cet effet, le gouvernement a  eu une rencontre avec les représentants des centrales syndicales y compris ceux de la STT. Alors que les discussions n’ont pu dégager de consensus, le gouvernement a tenté du dilatoire à travers un communiqué indiquant la levée du mot d’ordre de grève ». indique le site. Un comportement de voyou dont le gouvernement est coutumier et que la synergie a dénoncé avec véhémence menaçant d’ailleurs de boycotter des discussions à venir si elles doivent servir à d’autres fins.

Un an déjà ! Le CST fête son premier anniversaire avec un bilan plutôt positif

Des milliers de partisans de l'opposition dans les rues de Lomé ce jeudi pour célébrer le 1er anniversaire du CST, peut-on lire sur savoirnews.com, togoinfos.com quant à lui, revient sur le mythe fabriqué par le pouvoir, Deckon en titrant, « Traversée de Déckon par le CST, encore une preuve de l’incohérence du pouvoir de Lomé ».
Que de blessés ! Que de prisonniers à cause de cette place que le ministre Bawara défendait sans pour autant convaincre ! « Déckon est un endroit de forte concentration et un pôle économique important qui ne doit pas être perturbé », c’était l’argument que brandissait le ministre de l’administration territoriale soit pour empêcher des manifestations du CST, soit pour les dévier ou alors les faire réprimer par les forces de l’ordre dont on connait bien le niveau de violence et de barbarisme. Qu’est-ce qui a alors changé pour que subitement, le gouvernement cède et laisse les manifestants passer librement par la place Déckon ? S’interroge notre confrère avant de conclure, « Déckon a bien gardé le même statut de pôle commercial "important". Le passage par la place Déckon n’a non plus été l’objet de négociation quelconque....L’on se rend compte simplement que toutes les gesticulations du gouvernement à propos de cette place, n’était rien d’autre que du dilatoire ».
 
La CENI se jette des fleurs malgré les nombreux dysfonctionnements relevés dans le processus de recensement dans la première zone

La question du processus électoral reste au cœur du débat politique.
Afreepress.com rend compte du satisfécit de la commission électorale suite aux opérations de recensement dans la zone une. Paradoxe, autant la commission électorale reconnait ses manquements autant elle se réjouit d’avoir atteint ses objectifs qui prennent en compte l’estimation de la population électorale découlant du recensement général de la population de 2011 et celle de la révision électorale de 2007 et de 2010 ». Une opération de recensement qui n’est pas du goût du Collectif Sauvons le Togo et de la Coalition Arc En Ciel, qui au cours d’une conférence de presse, ont exposé de nombreux cas de fraudes.
Le site télégramme 228, précise que dans certaines localités le taux d’accroissement a été vertigineux et atypique, à en croire un des responsables. Il a cité le cas de la préfecture de Blitta où, au-delà du nombre de personnes recensées lors du recensement général de la population, on enregistre pour le recensement électoral plus 108 %. Ce qui ne pourrait être réalisable dans un pays où le taux d’accroissement moyen est de 2,84 %. Pour ce qui est des cas d’inscription multiple pour une seule personne, les responsables du CST ont présenté à la presse, un document en date du 25 mars 2013 issue d’un bureau d’enregistrement d’électeur et sur lequel on constate noir sur blanc et photo à l’appui que deux personnes ont été enregistrés à deux reprises soit avec les mêmes noms et données ou encore avec une légère modification.
Dans ce méli mélo comme seul le Togo sait en faire, la diaspora réclame à se faire enregistrer.
Dans une correspondance adressée au premier ministre du Togo, et que publie togocity.com, le Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise (CMDT), réitère sa  demande de recensement de tous les Togolais de l’étranger dans le cadre de votre nouvelle démarche qui débute le 15 Mars 2013. Ne pas vouloir recenser la Diaspora Togolaise est un acte de discrimination envers une partie des Togolaises et Togolais ! Le Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise (CMDT) qui regroupe plusieurs associations indépendantes et de citoyens togolais, partout dans le monde, a été mandaté pour vous demander de ne pas discriminer cette partie de la population togolaise et de profiter du nouvel espace de recensement pour corriger les injustices envers les Togolaises et Togolais de l’extérieur. Peut-on lire dans cette correspondance.

Les journalistes togolais constamment traqués par le régime dictatorial en place.

Le pouvoir de Faure Gnassingbé, fidèle à son instinct répressif, continue son offensive contre les journalistes jugés critiques.
La synchronie des organisations de la presse condamne la «tentative d’assassinat» contre le photo reporter Frédo Attipou, lit-on sur icilome.com. Une agression largement commentée  avec le témoignage de l’intéressé. Les organisations au Togo comme à l’extérieur, pour le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) les  autorités togolaises doivent ouvrir une enquête sur l’agression apparemment délibérée perpétrée contre le journaliste reporter d’images indépendant Frédéric Koffi Djidonou Attipou. Selon les termes du communiqué publié sur togocity.com
Dans la foulée, une nouvelle association de journalistes est née. « Journalistes Engagés ». Telle est sa dénomination. Un lancement largement commenté au Togo, où pour l’opinion, cette association vue sa composition semble être suscité par le pouvoir en place. Les jours à venir nous fixerons sur les mobiles d’une telle association.

L’artiste et ancien ministre
Grégoire LAWANI a vécu

Une note triste pour boucler cette revue, Décès de l’artiste et ancien ministre Grégoire LAWANI, annonce focusinfos.com qui souligne à juste titre, l’information est passée presque inaperçue. L’artiste de la chanson et ancien ministre des Sports et de la Culture pendant la transition, est mort dans la nuit pascale à Bruxelles (Belgique). Selon des sources familiales, l’homme aux dizaines de titres et plusieurs albums, serait décédé pendant son sommeil, « probablement de crise cardiaque », après un diner dans un restaurant bruxellois le 30 mars dernier. La police belge a requis une autopsie afin de connaître les causes de cette disparition subite. Agé de 57 ans, le natif de Kouméa vivait depuis plusieurs années dans cette ville.
Paix à son âme

Bonne semaine


CMDT Actu-hebdo ( du 25 au 31 mars 2013 ) - par Fabbi le 02/04/2013 @ 19:54

Lancement d’une grève générale des fonctionnaires du Togo les 4 et 5 avril 2013
Les derniers développements dans l’affaire des incendies des marchés au Togo
Les graves irrégularités constatées dans l’opération du recensement électoral au Togo...


CMDT Actu-hebdo du 25 au 31 mars 2013


L’actualité togolaise reste dominée en cette semaine pascale par la grève lancée par la Synergie des Travailleurs du Togo (STT), pour les 04 et les 05 avril prochain. Le dossier des incendies des marchés et ses suites avec la libération de deux membres du Collectif Sauvons le Togo (CST), Madame Suzanne Nukafu et Monsieur Napo Tchin sans oublier le processus électoral avec le satisfécit béat de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) malgré les nombreuses irrégularités qui émaillent la première phase du recensement. Nous avons parcouru pour vous toutes ces actualités commentées par nos confrères en ligne. Bonne lecture.

Lancement d’une grève générale des fonctionnaires du Togo les 4 et 5 avril 2013

Repos général pour tous les fonctionnaires d’État les 4 et 5 avril 2013  écrit  sur son site l’agence Afreepress qui rapporte également qu’en cas d’insatisfaction a menacé la synergie, la grève sera « reconduite sans préavis jusqu’à l’obtention des droits des travailleurs », des droits qu’elle estime « légitimes ». « Les morgues seront fermées au cours de cette grève. Le centre de transfusion sanguine sera fermé parce que nous en avons ras-le-bol. C’est un mouvement qui va marquer pour jamais le Togo. Après cette grève le Togo ne sera plus le même », ont mis en garde les grévistes.
Les employés de la fonction publique togolaise réunis au sein de la Synergie des travailleurs du Togo exigent depuis plusieurs mois, la révision à la hausse de leur grille salariale et l’amélioration de certaines clauses du statut général de la fonction publique voté en janvier dernier par les parlementaires. Rappelle Afreepress.
Ahoomey-Zunu doit faire face à une nouvelle grève des travailleurs à compter du 4 avril, renchérit togoinfos.com avant d’ajouter que la grève dans le secteur des banques et assurances a été désamorcée in extremis. Elle devrait en principe débuter ce mercredi mais n’empêche, le gouvernement du premier Ministre Ahoomey-Zunu doit se résoudre à gérer un nouveau mouvement d’humeur des travailleurs du secteur public. Le site relève par ailleurs que Le premier mouvement avait épargné les morgues. Cette fois-ci, elles seront paralysées de Lomé à Cinkassé. Il en sera de même pour les centres de transfusion sanguine.  Au niveau de l’enseignement, les chapitres qui devraient être dispensés pendant les jours de grève seront considérés comme faits.
Dans  le même registre, togo-online.co.uk, souligne que la Synergie des Travailleurs du Togo demande au gouvernement dans les plus brefs délais l’ouverture des discussions uniquement avec elle et non avec  les centrales syndicales qui ne sont plus au devant de la lutte.
Il faut souligner que cette cessation de travail a été décidée au cours d’une assemblée générale de la STT, avec des délégués venus de partout y compris du tréfonds du pays. Les travailleurs réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail depuis plusieurs mois et le gouvernement préfère jouer à la diversion en s’accrochant aux centrales syndicales qui ont perdu toute légitimité parce que phagocytées par le pouvoir en place. Après la grève de soixante (72) heures observée il y a presque un mois la synergie face à l’autisme du pouvoir compte hausser le ton et faire plier l’équipe Ahumey Zunu d’une manière ou d’une autre.

Les derniers développements dans l’affaire des incendies des marchés au Togo

L’affaire des incendies des marchés de Kara et de Lomé continue de faire le choux gras de la presse toutes tendances.
Procédure très avancée, c’est par ce titre surprenant que le site du pouvoir togolais, republicoftogo, relate les grandes lignes de la conférence de presse que le procureur de la République Essolissam Poyodi a animé vendredi dernier. « 35 personnes ont été inculpées, dont 24 sont en détention préventive, 9 sous contrôle judiciaire et 2 qui bénéficient d’une mise en liberté provisoire à compter de ce vendredi » rapporte le site gouvernementale.
Deux personnes mises en liberté provisoire dans l’affaire des incendies informe pour sa part le site Koaci.com qui épingle la conduite de l’enquête en ces termes, Fortement entachée de suspicions, l’enquête sur les incendies se poursuit sur fond de controverse avant d’indiquer, Selon les informations proches de la justice, Mme N’Kafu (militante de l’ANC) et le professeur d’université Napo Tchin, sont mis en liberté provisoire ce vendredi 29 mars 2013. Les deux militants de l’ANC ont été interpelés dans le cadre des enquêtes ouvertes suite aux incendies des marchés de Kara et Lomé.
Gilchrist olympio, le Président de l’Union des Forces de Changement (UFC) en coalition avec le parti au pouvoir, au détour d’une interview auprès du site  pa-l’union.com dit en substance sur la question des incendies, « Oui Je suis d’accord pour une enquête internationale dans cette affaire d’incendie. Si le gouvernement est d’accord, nous n’avons pas le poids de faire la loi pour le gouvernement du Togo, mais on peut toujours donner notre opinion ».
Il est à noter que la libération de Madame Suzanne Nukafu et de Monsieur Napo Tchin est largement commentée par les réseaux sociaux tout le long de week-end. La majorité de l’opinion qui critique la façon rocambolesque dont les enquêtes sur les incendies sont menées espère voir les autres détenus recouvrer leur liberté.

Les graves irrégularités constatées dans l’opération du recensement électoral au Togo


Au chapitre électorale, après que la Présidente de la CENI, membre du parti au pouvoir, annonce que les législatives ne seront pas couplées avec les locales, elle ne manque pas d’afficher un satisfécit concernant le processus de recensement dans la zone une, sur republicoftogo.com Madame Aguigah affirme, « tout fonctionne désormais normalement et les erreurs constatées au départ sont corrigées. Ce qui permettra d’avoir un processus fluide en Zone 2 ». Une satisfaction que ne partagent pas la plupart des acteurs notamment ceux de l’opposition qui voient en ces irrégularités la machine à fraude mis en branle. L’independantexpress.com fustige à travers cet article au titre évocateur, Législatives: le hold up se prépare! Pour notre confrère en ligne le régime RPT- UNIR  rejoint  en  Mai  2010 par  les Amis de  Gilchrist  Olympio  ne cesse de créer des surprises au sein de la classe politique togolaise.
Pendant que les principaux partis  de l’opposition  réclament un  vrai dialogue inclusif et sincère pour plancher sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles avant d’aller aux élections, le pouvoir semble ne pas s’inscrire dans cette dynamique. Il poursuit comme un « varan » son chemin en créant des situations qui embarrassent l’opposition et mettent en doute la crédibilité  du  processus.

Au Togo, le régime au pouvoir gaspille de l’argent pendant que la population croupit dans la misère


Une autre actualité loin des élections si chères au pouvoir en place, icilome.com comme la plupart de ces confrères de la toile revient sur ce séjour « princier » de la délégation togolaise au siège de l’ONU à New-York. Ici lomé écrit, la délégation Togolaise à l'ONU vit dans le luxe quand le peuple croupit dans la pauvreté. Pendant que les autres délégations sont en séance de travail, les diplomates togolais sont  en ville à New York sur la 5ème avenue entrain de faire des achats. Ils logent à l'Hôtel Mandarin Oriental Hotel avec des chambres allant de 8 à 18 mille $ la nuit. Rien d'étonnant  qu'ils ne veuillent pas être filmés dans ces circonstances. Plus besoin de rappeler que le lien pour suivre la vidéo fait actuellement le buzz sur internet.

Le grand écrivain Africain, Chinua Achebe, n’est plus !


L’actualité c’est aussi le décès de Chinua Achébé, Ecrivain à succès : Chinua Achebe s’en est allé, peut-on lire sur togocity.com après avoir dressé sa biographie, sa bibliographie, son engagement pour les causes nobles l’auteur de l’article révèle que jusqu’à son dernier souffle, Chinua Achebe était resté le pourfendeur des dirigeants successifs du Nigeria, le plus peuplé pays d’Afrique avec quelque 160 millions d’habitants, producteur de pétrole et dont la plupart vit avec moins de 2 dollars par jour. Ses romans tournaient souvent autour de ces thèmes du conflit entre la tradition et le colonialisme.

Père Komlavi Etienne Amouzou parle de la mort et de la résurrection du Christ

Bouclons cette revue en ce dimanche de pâques par cette interview de focusinfos.com au Père Komlavi Etienne Amouzou. "Pour moi, la Pâques c’est le grand mystère, la grande révélation de la libération que nous avons en Jésus Christ par sa mort et sa résurrection".

CMDT Actu-hebdo ( du 18 au 24 mars 2013 ) - par Fabbi le 27/03/2013 @ 21:11

L’affaire des incendies des marchés du Togo et
Le grand déballage de Toussaint Tomety alias Mohamed Loum ...


Les grandes lignes de l’actualité au Togo

L’affaire des incendies des marchés de Lomé et Kara continue d’alimenter les parutions du Togo avec le revirement de Mohamed Loum alias toussaint Tomety, principal témoin qui revient sur ses déclarations en dévoilant qu’il a été torturé et manipulé et donc obligé d’incriminer les responsables du Collectif Sauvons le Togo (CST).

Les journalistes continuent de faire parler d’eux avec la décision de la Cour Constitutionnelle qui vient de remettre en cause la nouvelle loi sur la haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), votée le 19 février 2013 par l’Assemblée Nationale.
Les élections et le début du recensement, la presse ne manque de relever les ratés de ce processus.
Sans oublier cette affaire de corruption des juges de la cour de justice de la CEDEAO dans le dossier Kpatcha Gnassingbé.

 
L’affaire des incendies des marchés du Togo et  le grand déballage de Toussaint Tomety alias Mohamed Loum

Fameuse enquête sur les incendies, toussaint Tomety alias Mohamed Loum, le jeune manipulé qui crache des noms, quel sort pour lui après avoir participé à la comédie judiciaire ? S’interroge déjà en manchette le quotidien liberté aux premières heures de ce lundi 18 mars 2013. Le confrère dans cet article revient sur les déclarations fantaisistes du jeune Loum lors du show médiatique qu’a organisé le ministre Yark alors même que l’affaire est pendante devant la justice dans le seul but d’exhiber leur trophée de guerre. Un témoin qui mimait des phrases tel dans une pièce de théâtre. Le journal liberté s’inquiétait également du sort du jeune togolo-sénégalais après avoir joué le mauvais rôle. Dans ces genres de situations écrit le confrère, qui reprend les propos d’un ancien gendarme, « On joue sur la psychologie de la personne. On sonde ses intentions et son rêve le plus ardent. On peut lui proposer de l’envoyer en Europe ou aux Etats-Unis s’il collabore et fait ce qu’on lui demandera. Mais il arrive aussi qu’on élimine la personne une fois qu’elle aura servi. Dans ce cas tout dépend de son caractère et de sa maîtrise de soi. Parfois on peut lui créer une situation au pays, une situation confortable, mais il n’aura pas le temps d’en jouir. Un empoisonnement lors de sa détention n’est pas à exclure ». C’est donc cet article qui a valu à notre confrère une convocation du très contesté Service de Renseignements et d’Investigations (SRI) et quelques heures après son inculpation pour complicité d’incendies et groupements de malfaiteurs par les fameux juges togolais qui s’assoient sur les règles du droit pour le plaisir de la clique au pouvoir.

Sur ce même sujet le bi-hebdomadaire l’Alternative mettait en une de sa livraison de mardi, saga des inculpations des leaders du CST, quand le duo RPT-UNIR/UFC manipule la justice à des fins électoralistes. Pour le journal, selon nombre d’observateurs, c’est en complicité avec le pouvoir que l’UFC manœuvre pour mettre l’opposition en marge des élections législatives. Gilchrist olympio et les siens savent ce qu’ils représentent sur le plan national. Les observateurs avertis se rendent bien compte à quel point la coquille vide UFC est vomie par les togolais. C’est pour cela que tout se trame pour empêcher les partis les plus représentatifs de participer à ces élections législatives, poursuit notre confère avant de conclure que le CST attend le procès de l’année pour prouver leur innocence qu’il crie. Reste au duo RPT-UNIR/UFC de prouver sa popularité à l’issue d’une élection transparente et équitable.

Le même journal dans sa seconde livraison de la semaine, n’a pas manqué de fustiger l’inculpation rocambolesque du directeur de publication du journal liberté, zeus aziadouvo.

La dépêche pour sa part  estime que ces inculpations en séries des responsables de l’opposition relève d’une stratégie pour invalider les candidatures des forces démocratiques aux prochaines législatives.

Cette affaire d’incendies, repose la problématique des enquêtes jamais publiées. Triangle des enjeux y revient avec ce titre évocateur, le Togo des enquêtes et autopsies sans lendemain, devoir de mémoire, 20 mars 1973-20 mars 2013,  40 ans après la mort en prison de Théophile Mally, ancien ministre de l’intérieur du gouvernement Sylvanus Olympio, où sont les résultats de l’autopsie ? Ainsi va le Togo où les enquêtes ouvertes ne sont jamais fermées, les assassinats politiques ne sont jamais élucidés pour situer les responsabilités, les résultats des enquêtes ne sont jamais publiés et ceux qui sont parfois publiés sont trafiqués, autant de dérives qui ne finiront pas d’empoisonner la vie politique nationale. Avec la perversité incommensurable du régime togolais, les résultats de l’autopsie du corps de Théophile Mally devront attendre encore plusieurs décennies si à l’époque, celle-ci a été vraiment effective.

 
La cour constitutionnelle rend son verdict : la loi de la HAAC voté par l’assemblée nationale du Togo est anticonstitutionnelle

Malgré la décision de la Cour Constitutionnelle qui reconnait que l’Assemblée Nationale a violé la constitution togolaise en votant cette loi sur la HAAC, la presse ne cesse de revenir sur le vote de cette loi liberticide et la répression dont ont été victimes des professionnels de la communication.

Pour l’histoire, l’ONU doit prendre en main l’épineux dossier togolais. Que coûte à un pouvoir qui va jusqu’à sortir la marine contre une poignée de journalistes d’incendier des marchés ? S’interroge liberté quotidien. Des journalistes pris sous les feux croisés de la marine nationale et de la gendarmerie écrit la dépêche dont son directeur de publication depuis un certain temps est dans le viseur du pouvoir. Le confrère révèlera plus tard, qu’un gendarme au cours de la manifestation a rattrapé Monsieur Mewenemesse Apollinaire directeur de l’hebdomadaire, en lui chuchotant : «grand frère, tu viens dans ces manifestations ? Il ne faut plus venir. Tu ne sais pas que nos frères te cherchent ? Ils vont profiter pour te faire du mal ».

Du sang pour faire subir la loi hideuse, répugnante et liberticide de la HAAC, épingle le triangle des enjeux de Gérôme Sossou. Dérives liberticides du pouvoir Gnassingbé, une loi et des armes pour imposer le silence, un journaliste de la TVT détaché à la primature pense qu’il faut liquider les directeurs de publication de liberté et de l’alternative, révèle Ferdinand Ayité de l’alternative qui nous informe qu’un confrère de la chaine nationale a fait ses révélations machiavéliques dans un bar, où il s’est arrosé en Guinness et brochettes et ne sait pas soucier qu’il peut y avoir des oreilles indiscrète. Ce confrère estime qu’il faut éliminer les deux confrères rien que pour leurs écrits qu’il juge défavorables au régime sanguinaire du Togo.
 
Les graves irrégularités et ratés de l’opération du recensement électoral au Togo

Sur le processus électoral et le démarrage du recensement, les titres et les articles sont légions.

 Recensement électoral, satisfaction béate de la CENI, gros ratés dans l’opération fustige liberté. Des manœuvres de fraudes et des irrégularités constatées, à quel résultat aboutira-t-on ?  se demande le triangle des enjeux, tout en  ironie et en caricature, le magazine de la bonne humeur Sika  se demande si c’est comme ca vous organisez les élections ? Au pouvoir de rétorquer, tu peux foutre le camp, tu crois que nous avons besoin des hommes pour gagner ?

Ces différents journaux ont relevé les irrégularités qui émaillent le recensement démarré depuis le 15 mars 2013 dans la zone 1 mais qui visiblement n’inquiète pas la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), sa Présidente, Angèle Aguigah, un membre du parti au pouvoir se dit satisfaite de la première partie du recensement.
 
Tentative de corruption de la cour de justice de la CEDEAO par le régime togolais

Autre sujet, celui des valises à frics qui auraient atterri à la cour de justice de la CEDEAO.

Coup de tonnerre, corrompus à coups de millions de FCFA, les juges communautaires renvoient sine die le verdict  de kpatcha gate, la cour de justice de la CEDEAO sur les pas de la justice togolaise complètement aux ordres, peut on lire dans liberté, la dépêche dans la même veine, va plus loin en révélant, des valises d’argent pour Abuja via Abidjan. « Il s’agit d’une vaste opération de corruption, commencée depuis décembre dernier à Lomé en direction des juges de la CEDEAO. C’est ainsi qu’on annonce l’envoi de fortes sommes sur Abuja via Abidjan. Un émissaire occidental aurait même servi d’intermédiaire aux côtés d’un célèbre avocat togolais contre payement d’une forte somme. Les juges qui étaient au départ hésitants auraient finalement succombé, car on parle des millions d’euros par personne. On le voit, le pouvoir togolais à une capacité de nuisance inégalée au point d’arriver à entamer des honorables juges de la CEDEAO. Après avoir corrompu les juges togolais, c’est au tour des juges de la CEDEAO de succomber au charme du trésor du père confisqué ». Peut t on découvrir dans la dépêche.
 
Quand le fantôme du général Tijani s’invite dans le débat politique togolais

Terminons cette revue, avec le mensuel togolais la Nouvelle, de retour dans la kiosque, après l’exil forcé de son directeur de publication, Bonéro Lawson. La Nouvelle revient avec les confidences du général Tidjani avant sa mort, j’avais servi le père, j’ai imposé le fils en 2005, la grande une du mensuel.

Dans ces dernières confidences du général « Addidas », avant de nier sa responsabilité dans les massacres de 2005, le Général Tidjani prend soin de rappeler que, « feu Général Eyadema n’avait laissé aucun testament désignant qui que ce soit pour sa succession. Nous avons tous trompé le peuple. Du vivant d’Eyadema, il n’a jamais accepté, ni voulu que Faure son fils lui succède. Faure même le sait très bien et il est conscient de cela ».

 Voilà au moins qui doit faire réfléchir ceux qui soutiennent que son père l’a préparé et désigné a la fin pour le succéder tel dans un royaume.

CMDT Actu-hebdo ( du 11 au 17 mars 2013 ) - par Fabbi le 17/03/2013 @ 21:23

Incendies des marchés du Togo et les inculpations fantaisistes des opposants
La répression aveugle du sit-in  des journalistes
Jean Pierre Fabre et Abass Kaboua inculpés
Le Recensement électoral au Togo ...

Incendies des marchés du Togo et les inculpations fantaisistes des opposants

Au Togo, l’interpellation de deux responsables du Collectif Sauvons le Togo (CST), Jean Pierre Fabre et Abass kaboua et la répression sauvage dont ont été victimes les journalistes qui continuent de protester contre la nouvelle loi sur la haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), votée le 19 février dernier par l’Assemblée Nationale sont les évènements largement commentés dans la presse à papier et électronique cette semaine. La presse électronique qui  reste le parent pauvre des revues nous intéresse cette semaine et nous nous ferons un plaisir d’y consacrer plus d’attention de façon régulière. Bonne lecture.

La répression aveugle du sit-in  des journalistes

Médecins après la mort, difficile à dire. Le constat est pourtant là. le Conseil Nationale des Patrons de Presse (CONAPP), l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT) et l’Observateur Togolais des Médias (OTM), qui se sont mis à l’écart des différentes actions que mènent les sept autres organisations de presse pour obtenir le retrait de la loi anticonstitutionnelle sur la HAAC, le CONAPP et l’UJIT viennent de condamner dans un communiqué la violence exercée contre la manifestation des journalistes du 14 mars 2013. Dans le communiqué conjoint rendu public par ces deux associations, elles ont exprimé leur « stupeur » devant l’exercice de violences des Forces de sécurité sur des journalistes le jeudi 14 mars 2013 au cours du sit-in organisé par des organisations de presse pour protester contre le vote par l’Assemblée nationale de la nouvelle loi organique de la HAAC. Apprend-on sur le site afreepress.com.

Les deux associations demandent instamment aux responsables des Forces de Sécurité de rechercher et de prendre des mesures disciplinaires à l’endroit de leurs agents auteurs des violences.

Ces deux organisations se disent « solidaires » de la douleur qu'endurent les journalistes blessés au cours de cette répression, « particulièrement avec le confrère Younglove Egbéboua Amavi, Secrétaire général du SAINTJOP (syndicat des journalistes du public) atteint à la mâchoire par une balle blanche et admis d’urgence au Centre hospitalier universitaire (CHU) ». Peut-on lire sur le site agence de notre confrère Olivier Adja.

Koaci.com pour sa part, après une brève description des conditions dans lesquelles la police et la gendarmerie ont réprimé les professionnels de la communication met l’accent sur les tirs de grenades lacrymogènes des navettes de la marine qui ont chargés les manifestants indiquant que  deux de ces grenades sont tombées dans l’enceinte de l’hôtel IBIS, occasionnant la suffocation d’un élève du Lycée français venu pour des cours de natation.  Sur le cas du confrère Yonglove Egbéboua Amavi gravement blessé à la mâchoire, koaci.com rappelle que l’état du confrère nécessite une intervention chirurgicale, mais le scanner du CHU étant en panne, les médecins lui ont bloqué le menton en attendant de le passer au scanner, avant toute éventuelle intervention.

Dans la même veine, togocity.com ne manque pas de revenir sur la chaude lettre ouverte du professeur Apedo Amah Togoata sous le titre, Messieurs les ennemis de la liberté de presse, vous êtes tenus au devoir de démission ! Avec la plume qu’on lui connait, le très engagé professeur invite les uns et les autres à faire le choix de soutenir la dictature ou de défendre les libertés notamment celle de la presse en ces termes, Quand des lampeurs de soupe mettent l’appétit de leur ventre au-dessus de la liberté de tout un peuple, il y a péril en la demeure. Et chaque fois que la liberté est en danger, tous les démocrates, tous les combattants de la liberté doivent se sentir menacés au nom des principes cardinaux qui fondent les valeurs de civilisation et de progrès. Toutes les grandes tragédies de l’Histoire ont été favorisées par les petites lâchetés qui ont débouché sur des pogroms, des génocides, des règnes de terreur horribles et des peuples dans les fers. Il y a toujours un choix : être une larve ou demeurer un homme. Assène le plus Marley des professeurs.

Jean Pierre Fabre et Abass Kaboua inculpés

Sur le dossier des incendies de Lomé et de Kara, l’inculpation de Jean Pierre Fabre et Abass kKboua est largement commentée.

Incendies au Togo : le gouvernement accuse l’opposition titre afrik.com, Deux opposants togolais, Jean-Pierre Fabre et Abass Kabua, ont été inculpés mardi dans l’affaire des incendies des marchés de Kara et de Lomé en janvier dernier. Les deux hommes sont accusés de « complicité de destruction de biens publics et de groupement de malfaiteurs ». ajoute notre confrère Cheikh Dieng avant de conclure que l’affaire prend une vraie tournure politique. Les inculpations sont de plus en plus fréquentes. L’opposition s’indigne et tire la sonnette d’alarme.

Pour rappel, Le 26 février, trois autres responsables du collectif « Sauvons le Togo », Zeus Ajavon, Jil Benoit Afangbédji et Raphael Kpandé-Adzaré ont aussi été inculpés de complicité de destruction de biens publics et de groupements de malfaiteurs.

Le site de la Deutsche Welle s’intéresse à ce dossier d’incendie avec l’interview de Monsieur Patrick Lawson Premier vice-président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) de Jean Pierre Fabre  soutient : « Concernant l'incendie, nous voudrions répéter à qui veut nous entendre : ce n'est pas notre moyen de lutte. Notre moyen de lutte, c'est ce que nous permet la Constitution.

Pour nous la résistance, c'est être courageux face à la soldatesque. [...] Je crois qu'il y a derrière tout ça la volonté de décapiter les forces démocratiques, l'opposition. C'est en cela que nous trouvons que tout cela n'est pas sain. »

D’une interview à une autre et sur le même sujet, celle de Gerry Taama, le Président du parti politique le Nouvel Engagement Togolais (NET), accordée à nos confrères de pa-lunion.com,  trouve  que l’inculpation des responsables du CST, consiste à les museler, à les empêcher d’intervenir, comme ils l’on fait à certains meetings, de plus S’il y avait des éléments assez probants qui les mettaient en cause dans cette histoire, ils auraient fait l’objet des mêmes mesures que les 27 ou 28 personnes qui sont aujourd’hui incarcérées dans cette affaire. Affirme Monsieur Taama.

Le Recensement électoral au Togo

Le chapitre électoral avec le début tout en désordre de la première phase du recensement reste un sujet d’actualité.

A ce propos, le site republicofotogo.com, pour une des rares fois reconnait qu’il ya des difficultés en écrivant que le « recensement est en phase de rodage ». Par ailleurs, le site gouvernemental reprend les propos de la Présidente de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Madame Angèle Aguigah, qui malgré sa satisfaction avoue que le lancement du recensement électoral en Zone 1 connaît quelques ratés. A Dapaong, Kara, Mango, Mandouri et Tandjoaure, les équipements informatiques tardent à arriver retardant de fait les opérations. Sans commentaire.

Evidemment les acteurs de l’opposition en occurrence Monsieur Ourna Gnata de l’Alliance de Dahuku Péré dans une interview reprise par icilome.com : «Nos inquiétudes se fondent sur les manques de préparation et de sensibilisation des populations afin qu’elles puissent participer activement et comprendre qu’il ne faut pas laisser les mineurs ainsi que les étrangers s’inscrire. Il faut une campagne d’éducation, d’information et de communication très large, bien structurée et professionnelle. La faute est à la CENI. Parce que nous avons l’impression que cette CENI manque d’appui technique. Elle manque de professionnalisme dans le domaine de la communication. Dans tous les cas, nous considérons le recensement comme une phase technique, et nous estimons que le dialogue permettra de voir un peu après le recensement qui n’est que technique, l’organisation réelle de la CENI ».

Loin de l’actualité qui fait la une de presque tous les journaux, quelques rares presses révèlent une opération corruption dans le dossier kpatcha Gnassingbé avec le verdict de la cour de justice de la CEDEAO.

Rebondissement dans l’affaire Kpatcha Gnassingbé

C’est avec un titre assez révélateur que togo-online.com revient sur les dessous de cette affaire en titrant Togo: dossier kpatcha Gnassingbé, « une mallette à frics » pour corrompre les juges de la cour de CEDEAO. On peut y lire… De sources concordantes un avocat très connu dans les milieux du régime togolais pour son militantisme discret et sa hargne à défendre les dossiers pourris de la République a débarqué cette semaine à Abuja (siège de la cour), avec la « mallette à frics » de la République. Objectif corrompre les juges de la cour sous régionale à rendre un verdict « clair obscur ». En effet, Faure Gnassingbé voudrait éviter que la cour n’ordonne en aucune manière la libération immédiate de son demi-frère. Comme il n’y a certainement pas de fumée sans feu, la cour de justice de la CEDEAO qui devrait délibérer dans ce dossier le 21 mars 2013 vient de repousser son verdict à une date ultérieure.

Sport : Eliminatoire mondial 2014. Le duel Togo-Cameroun promet des étincelles

Un mot de sport boucler cette revue et digérer ces différentes actualités en compagnie de togosite.com qui nous apprend que dans le cadre des éliminatoires du mondial 2014, les éperviers sont convoqués pour le match Togo Cameroun. Voilà de quoi faire taire les nombreuses supputations sur le visage que présentera la sélection togolaise dans quelques jours au Cameroun. Ironise le site, qui rappelle qu’à quelques différences près, c’est la liste des Eperviers qui ont disputé la 29èmeCan qui a été reconduite dans le cadre du match décisif Cameroun-Togo de fin mars, comptant pour les éliminatoires du Mondial 2014. Togosite.com signale, que Kossi Agassa et Shéyi Adebayor figurent parmi les Eperviers convoqués. Par ailleurs, le premier vice-président de la Fédération togolaise de football, Hervé Piza, a indiqué ces derniers jours que les préparatifs vont bon train, en perspective de cette rencontre décisive. Camerounais et Togolais sont en mauvaise posture dans leur groupe dominé par de surprenants Libyens rappelle toutefois notre confrère en ligne.

 Fabbi Kouassi


CMDT Actu-hebdo ( du 04 au 08 mars 2013 ) - par Fabbi le 10/03/2013 @ 12:05

La grève des travailleurs, les élections législatives à venir, le drame des incendies des marchés de Kara et de Lomé sont entre autres les sujets qui sont revenus dans la presse écrite cette semaine au Togo ...


Bras de fer autour du nouveau statut de la fonction publique, malgré les agitations du gouvernement et des centrales syndicales, la grève globalement suivi peut- on lire à la une du bihebdomadaire l’alternative. Le journal  relève que dans les couloirs et devant les  cabines du CHU Tokoin, (rebaptisé par les autorités togolaises de CHU Sylvanus Olympio), les accompagnateurs des patients fulminent de colère et chargent les autorités togolaises, qui selon eux refusent de prendre la mesure de la situation. « Regardez, il n’y a aucun médecin pour s’occuper de nous. Aujourd’hui on devait faire le pansement à ma fille que  voyez-là, les jambes en l’air. Nous ne savons que faire, nous prions que les autorités agissent rapidement pour sauver la situation, sinon on craint le pire », propos d’une accompagnatrice rapportés par L’alternative.

Même constat fait par le journal focus infos,  qui soutien que le mouvement a été globalement suivi dans les établissements scolaires et dans les centres de santé publics. Les équipes de reporters du journal  ont eu à sillonner certains établissements et le centre hospitalier de Lomé pour constater l’effectivité de la grève.

De la position honteuse et ignominieuse du patronat à l’impertinence gouvernementale, les travailleurs disent non à la clochardisation.  Fustige pour sa part le tri hebdomadaire le Correcteur qui estime que le gouvernement au lieu d’opter pour le réalisme à pris le parti de la fuite en avant  avec des promesses non tenues et de l’arnaque, une logique de taisez-vous et continuez à travailler le ventre creux.

Sur le même sujet l’Indépendant Express révèle que la coordinatrice de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT), un mouvement spontané qui a vu le jour aux lendemains de l’adoption précipitée du Statut général de la fonction publique le 20 Janvier 2013 par l’assemblée nationale, vient d’être suspendue du Conseil National du Dialogue Social (CNDS). La lettre de suspension lui a été adressée par la Confédération Nationale des Travailleurs du Togo, (CNTT), centrale syndicale qui s’est faite désavouée  et huée par la base. L’hebdomadaire rappelle que Madame Lawson Nadou puisque c’est d’elle qu’il s’agit,  a donc lancé la STT avec d’autres syndicats dont le bouillant SYNPHOT des praticiens hospitaliers. Membre du bureau de la CNTT qu’elle représente au CNDS,  elle est suspendue pour avoir créé la dissidence et lancé une grève relativement suivie par les travailleurs togolais. L’intéressée a d’ailleurs confié à nos confrères de l’Indépendant Express : « je ne veux pas rentrer dans cette polémique pour donner l’impression que je me bats pour mes intérêts. Il y a plus important à faire pour la situation de nos camarades et nous nous  y attelons ».

Au chapitre des élections à venir L’alternative  revient sur l’interview  de Brigitte Adjamagbo Johnson de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA).Elle affirme que « refuser les reformes, c’est exposer le pays à tous les dangers ». L’Alliance Nationale pour le Changement de Jean Pierre Fabre (ANC) pour sa part exige le retour de ses députés exclus de l’assemblée nationale avant les législatives souligne liberté quotidien qui revient sur la mission de l’Union interparlementaire (UIP) dans notre pays avec une probabilité que le Togo soit sanctionné par l’organisation des parlementaires.

L’hebdomadaire, Triangle des Enjeux ressuscite le leader du RSDD à travers une interview exclusive dans laquelle Harry Olympio qualifie le bilan du régime de Faure Gnassingbé de « chaos », annonçant par la même occasion son retour certain au pays malgré le fameux mandat d’arrêt international qui serait lancé contre lui. « Je suis prêt à affronter la justice de Faure. Je sais bien que la justice togolaise est inique et qu’elle a habitué l’opinion nationale et internationale à rendre une parodie de justice. Je ne me jette pas dans la gueule du loup mais aujourd’hui plus que jamais je suis résolu et déterminé à me battre avec les armes du droit et en toute légalité contre la dictature qui sévit depuis trop longtemps au Togo » a affirmé avec la verve qu’on lui connait l’ancien ministre d’Eyadema.

Liberté quotidien dans sa livraison du 05 mars 2013, revient sur les incendies et écrit en manchette, enquête sur les incendies des marchés, le rapport des experts français se fait toujours attendre. Au quotidien de s’interroger en ces termes, quelle attitude Faure Gnassingbé adopterait-il si l’enquête concluait a des résultats qui n’orientent pas vers le Collectif Sauvons le Togo? Fera t –il une application rigoriste de la loi pour sanctionner son intime et ses hommes de mains ? À y regarder de plus près, poursuit le journal cette affaire d’incendies aux relents politico-criminels est en passe de devenir l’un des plus grands scandales qui aura éclaboussé le régime Faure Gnassingbé. Le journal ne manque pas de rappeler le rôle funeste confié « aux journalistes maison », à qui il a été demandé de noyer les responsables du Collectif Sauvons le Togo (CST), en soutenant la piste des cocktails Molotov qui seraient à l’origine des incendies alors que la presse internationale, notamment la lettre du continent révèle la présence du kérosène sur les lieux du drame, le kérosène étant une substance que le pouvoir est à même de détenir.

Toujours dans le dossier des incendies plusieurs journaux sont revenus sur les propos de l’ancien Premier Ministre Agbéyomé Kodjo à sa libération, pour le président d’OBUTS  « ces gens n’ont pas l’esprit pour diriger un pays ». Faisant ainsi allusion à Faure Gnassingbé et ses amis.
Sur le même dossier le magazine SIKA tout en humour et en caricature comme il sait le faire malgré la morosité ambiante, ce journal essai de son mieux de faire rire les togolais de la situation du pays.  Ironisant sur cette affaire d’incendies, SIKA  met à sa une tout en caricature, qu’en 2014 il n’y aura plus d’opposition, avec UNIR c’est trop sûr même.


Messages , communiqués , Colloques et rencontres du CMDT - par Sabin le 10/03/2013 @ 12:04

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COMMUNIQUE DU C.M.D.T. DEVANT LE DRAME DES INCENDIES AU TOGO
La Politique de la Terre Brûlée sur la Terre de nos Aïeux ?
Réuni ce 20 janvier 2013, le Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise s’est penché sur le drame des incendies qui ont touché plusieurs villes togolaises en ce début d’année, le 10 à Kara, le 12 à Lomé…>> Lire tout le Communiqué >>
 

Message de Vœux 2013 du C.M.D.T. au peuple Togolais‏

Communiqué de soutien au Collectif Sauvons le Togo pour un Togo démocratique

LETTRE OUVERTE AUX TOGOLAISES ET TOGOLAIS

 

 


 

 

   LETTRE OUVERTE AUX TOGOLAISES ET TOGOLAIS

Le Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise (CMDT) constate que les droits de la Diaspora togolaise sont de plus en plus bafoués par les autorités togolaises au point que le Gouvernement en arrive à supprimer la double nationalité pour des raisons politiciennes.
Ce point vient s’ajouter à une légère baisse des transferts d’argent que la Diaspora togolaise envoie régulièrement aux familles restées au Togo. Le montant élevé de ces transferts (plus de 300 millions de $US par an) témoigne des difficultés de création de richesses et d’emplois au Togo. Le pouvoir d’achat n’est d’ailleurs pas garanti.  Suite >>


 Rencontre de Londres...

Appel de Londres ( 7 Juillet 2012 )
Le peuple togolais a simplement besoin des réformes justes et transparentes.
Pas du sang, ni des larmes !
   


Message d'appel du Coordinateur Général le Dr Martin AMOUZOU au recensement de la diaspora togolaise.
C'était le 27 avril 2012

Déclaration du 27 avril 2012
Appel solennel
Agenda du recensement de la diaspora

 


      Symposium de Hambourg

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>>> VŒUX 2012 DU CMDT au Peuple Togolais (PDF)
>>> Les Résolutions de Lille ( PDF)<<<
>>> Les Membres du Comité de Pilotage du Congrès Mondial (PDF) <<<


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